Anoa Laurent, qui a fait ses armes au sein de ce qui était encore le SAT commence à faire des apparitions, prometteuses, en Pro D2, avec le Biarritz olympique.
Vendredi soir, sur les coups de 21 heures on vous déconseille de passer un coup de fil à Pierre Laurent. Vous risqueriez de vous renvoyer balader. Normal, l’ancien président du club de rugby de Trélissac sera devant son écran de télévision pour suivre un match de Pro D2. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du derby basco-landais Biarritz-Dax. Au-delà de l’affiche et du folklore, il aura les yeux rivés sur le banc de touche où l’un de ses petits-fils, Anoa, prendra place.
Une place dans la rotation
A 18 ans, le Périgourdin a su se faire une place dans la rotation biarrote, au poste de demi-de-mêlée. Il faut dire que le rugby pour lui, c’est un peu comme Obélix et la potion magique, il est tombé dedans tout petit. « A l’époque, mon père entraînait Trélissac, sourit-il. Avec mon frère, on le suivait aux entraînements, on allait dans les vestiaires. » Une passion qui lui vient de loin, donc. C’est sur le pré de Firmin-Daudou que le jeune Laurent a fait ses premières armes, à l’école de rugby. Puis, en U14, direction la Corrèze et le CA Brive. « C’est sur que partir de la maison jeune ce n’est pas facile, avoue-t-il. Mais j’y allais pour le rugby et puis, Brive, ce n’est pas le bout du monde non plus. »
Avec le CAB il décrochera le titre de champion de France juniors avant de prendre la direction du Pays basque et du BO. « Plusieurs clubs m’ont contacté, détaille-t-il. J’ai choisi Biarritz pour le projet. » Sur les rives de l’Atlantique, il a vite intégré le groupe pro aux entraînements. « J’aurais dû faire mon premier match contre Brive, sourit Anoa. Mais je n’avais que 17 ans, ça n’a pas pu se faire. » Cela dit, malgré deux semaines de coupure pour une petite blessure, il n’a plus quitté le groupe au point de faire des entrées convaincantes. Lors de la dernière en date, contre Oyonnax, il a même marqué un essai. A 18 ans, il ne manque pas de culot, de vista et de justesse technique.
Confirmation attendue
Le garçon est conscient de ses qualités, mais aussi de ses axes de progression. « Je dois m’étoffer physiquement, présente-t-il. Au niveau du cardio et de la vitesse, aussi. Et, bien sûr, continuer à travailler physiquement. » Lucide, il ne prend pas la grosse tête. D’autant plus que, « Coca », son père, entraîneur de Nafaroa, sait le remettre à l’heure si besoin. « Sur les matchs que j’ai joués, ça s’est bien passé, pose Anoa. Maintenant, il faut confirmer. »
Dans une équipe qui a connu un creux sur quelques matchs, le vent de fraîcheur amené par Anoa et d’autres jeunes semble donner un second souffle au BO sur cette deuxième partie de saison. « On est à 4 points de la 13e place, présente le demi-de-mêlée, mais à seulement 12 points de la sixième. Si on gagne vendredi, on a vite fait de grappiller des points. Rien n’est fini. » On oubliait, en plus d’être prometteur, il a un esprit de compétiteur trés développé. A se demander de qui il le tient?

