Le directeur du parc du Bournat, au Bugue, est un passionné de tir à l’arc. Le 24 avril, il va s’envoler pour l’Afrique du sud où il participera avec 39 autres Français, à la Coupe du monde.
« Avec un père militaire, j’ai pas mal voyagé, Polynésie, Afrique… Je pense que mon attirance pour la nature vient de là ». Laurent Bernat, le directeur du Parc du Bournat, au Bugue, est passionné de tir à l’arc. Une discipline qu’il exerce depuis longtemps. Ancien rugbyman, c’est lors d’un stage de début de saison qu’il a découvert ce sport. « Et ça a été le coup de foudre« , sourit-il. Au point de s’engager dans un club, en Lot-et-Garonne. « J’ai eu la chance d’y côtoyer un champion d’Europe et un champion du monde », livre-t-il.
Deuxième coupe du monde
Se prenant au jeu, il a participé à divers championnats, avant d’arrêter, pendant plusieurs années… Et de remettre le couvert il y a quatre ans. Mais cette fois, au sein de la France field tir libre, et non pas la Fédération française de tir à l’arc. « Tout simplement parce qu’à la FFTA, ce sont les règles des Jeux olympiques, indique l’archer. Nous, on accepte tous les arcs : à poulies, historiques ou simples. Bien évidemment, chaque catégorie a son classement propre. »
Le 24 avril, il s’envolera pour l’Afrique du Sud, avec la délégation française, pour la Coupe du monde. Une coupe à laquelle il a déjà participé, en Finlande, il y a deux ans. Le principe est simple, le parcours, en pleine nature, est long de 10 kilomètres. Sur ce parcours, des cibles animales, en 3D ou plates, attendent les concurrents.
“Ce sont des représentations d’animaux du pays dans lequel on est, détaille Laurent Bernat. Là, par exemple, on aura des impalas, des zèbres, des phacochères… En Finlande, c’était des loups et des rennes. » Passionné de préhistoire, il a même été plusieurs fois champion d’Europe de tir au propulseur. Et, il a appris à fabrique ses armes lui-même. « Le plus dur, ce sont les flèches, détaille-t-il. C’est là que je passe le plus de temps. »
Son arc est inspiré de celui des Indiens des plaines, en Amérique du Nord. Au-delà de la technique, le tir à l’arc demande d’autres qualités. À commencer par une bonne condition physique. « On marche une dizaine de kilomètres, pose Laurent Bernat. Et il faut pouvoir être précis au moment de tirer, donc, avoir un bon cardio. La concentration et la préparation mentale sont également importantes.”
Des conditions climatiques à prendre en compte
Tout comme savoir s’adapter aux conditions. « En Finlande, il a fallu s’adapter à la luminosité, illustre l’archer. Là, ce sera la chaleur. Sachant, que, sur le parcours, on est seul. Il faut gérer son eau et ses protéines. » Pour ramener un titre à la maison ? « On y va pour ça, confirme-t-il. Pas seulement pour bien figurer. L’objectif est de ramener quelque chose. »

