vendredi, janvier 16, 2026

Arthur Beylard : du football au rallye, la trajectoire d’une passion familiale

2024 restera une année à part pour Arthur Beylard. Ce jour-là, au Rallye 24, chez lui, entouré de ses proches, il passe la ligne… en tête. Une première victoire. Un rêve qu’il caressait depuis longtemps, devenu réalité aux côtés de son copilote et ami Rémi Jardel. Le genre de moment qui fait basculer une carrière.

Du foot au rallye, l’autre terrain de jeu

« Quand j’étais gamin, je regardais passer les voitures au rallye 24 à Eyliac. Aujourd’hui, c’est moi qu’on vient voir passer. » Mais avant de s’installer derrière un volant, Arthur a commencé par faire du motocross, avant de devenir un homme de ballon rond. Formé à Trélissac, il a goûté à la CFA, puis vécu une belle montée en R1 avec Boulazac. Le foot l’a construit, mais au fond, une autre passion le rongeait doucement.

À la maison, les moteurs faisaient partie du décor. Son père prenait déjà le départ de rallyes. Son frère roulait en moto. Pas étonnant qu’à 16 ans, Arthur se glisse à son tour dans le baquet, côté passager, lors des premières épreuves aux côtés de son père.

Le grand père d'Arthur Beylard assis dans une formule 1
Le grand père de Arthur était déjà un passionné de sport mécanique.

Des débuts discrets, des étapes marquantes

À 21 ans, il se lance vraiment, en reprenant le volant de la GT Turbo familiale. Mais la saison s’achève brusquement, sur une sortie de route. Pas de quoi le décourager. Il rebondit vite, au volant d’une Clio RS Ragnotti, et aligne trois podiums coup sur coup. La machine est lancée.

Une perfomance qui tape même dans l’œil de Sport Échappement, qui le classe parmi les 10 meilleurs pilotes amateurs de l’année. Un déclic. En 2018, il décroche une 2e place. La suite ? Un enchaînement d’apprentissages, de nouvelles voitures, de terrains inconnus… et quelques belles surprises, comme une 2e place à Saint-Junien en 2022, juste derrière Jean-Charles Beaubelique avec une twingo R2, excusez du peu.

Des galères, puis l’élan

En 2023, il s’offre enfin sa propre voiture, une Clio R3. Mais l’histoire tourne court : trois abandons d’entrée, une saison compliqué puis une dernière course où, à 200 mètres de l’arrivée, la voiture part en tête à queue. Le choix est fait : il vend la Clio.

Ironie du sort, le nouveau propriétaire finira dix rallyes sans une égratignure. Comme quoi…

Nouveau bolide, nouveau départ. Avec une nouvelle Clio 3, Arthur retrouve des sensations, de la régularité, et… des podiums.

Une Clio porte bonheur

Le point d’orgue, bien sûr, c’est ce Rallye 24, pour la première fois au volant d’une Clio 5 Rallye 3 loué pour l’occasion, qu’il finit en vainqueur : « Enfin j’ai gagné un rallye, et chez moi en plus », lâche-t-il, encore ému. La chaleur ce jour-là était écrasante, mais l’objectif est atteint « Le plus long, c’est l’attente au pointage sous la chaleur… Mais quand on a loué cette voiture, l’objectif était de gagner, et c’est fait»

La victoire lors du Rallye du périgord à Bassillac. Photo Romain Longieras

La saison continue sur sa belle lancée. Il enchaîne avec une 3e place au Rallye de Saint-Yrieix, cette fois dans une C3 Rallye 2, face à une concurrence de haut niveau : « Pour gagner avec ces voitures là, il faut avoir roulé un peu avec, parce que ça va tellement vite… Si tu sors, il n’y a plus un morceau. »

Puis, début avril 2025, pour son second rallye au volant de la Clio 5, il remporte son second rallye ! Deux rallyes, deux victoire avec cette voiture, qu’il entend bien reprendre cette saison

Ambitions claires pour cette saison

Le binôme a déjà des courses en tête, dont deux au baquer de leur bolide porte bonheurs, qui serons :

  • Le Rallye de Saint-Sornin, début juillet
  • Le Rallye 24, En aout, sa Clio 5 ornée du numéro 1 sur la portière – « Ça fait quelque chose… » glisse-t-il

Puis Une seconde partie de saison, sans doute avec la même C3 que la saison dernière à Saint Yrieix La Perche

  • Le Rallye de Saint-Yrieix à bord de la C3 Minerva
  • Et un gros morceau : le Rallye Cœur de France, pour une participation au Championnat de France
Rémi Jardel est le fidèle copilote et ami d’Arthur depuis plusieurs saisons.

D’autres épreuves devraient s’ajouter. Des rallyes régionaux, au feeling, selon les dispos et le budget, cette fois au volant de sa propre Clio R3.

Derrière chaque virage, une équipe

Impossible d’imaginer une saison de rallye sans un entourage solide. Entre la location ou l’achat d’une voiture, l’entretien, les frais d’inscription, les déplacements… l’addition grimpe vite. On parle de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Et ce n’est pas que l’argent : « Une manche du championnat de France, c’est presque une semaine de déplacement », rappelle Arthur. Chronophage, exigeant, mais passionnant.

Heureusement, il n’est pas seul dans l’aventure. Il peut compter sur des partenaires fidèles, à commencer par Sébastien Jaloux, sans qui la fameuse Clio victorieuse n’aurait peut-être jamais pris le départ. Mais aussi la menuiserie Bouteaud et sa famille. À leurs côtés, Yohan Lemble veille sur la mécanique avec rigueur, et toute une équipe de proches apporte son aide, que ce soit financière, technique ou simplement morale.

C’est ça aussi, le rallye : une histoire de passion partagée, où chaque coup de volant s’écrit à plusieurs mains.

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