Depuis ses 6 ans, Jules porte les couleurs de Sarlat. À l’exception d’une petite escapade d’une année à Trélissac, le footballeur périgourdin est toujours resté fidèle à son club de cœur. Aujourd’hui âgé de 30 ans, il revient avec l’Instant Sports sur une carrière placée sous le signe de l’attachement.
Sarlat : plus qu’un club, une famille
Pour Jules, l’amour du club est indissociable de l’amour de sa ville : « Je suis très famille, et le club en est une pour moi. C’est ça que j’aime à Sarlat », confie-t-il.
Parti à Trélissac à l’adolescence, il ne tarde pas à ressentir l’appel du Périgord noir : « J’aurais pu y rester, mais à Sarlat, j’ai mes amis, mes racines. C’est ce qui me manquait le plus. »
Son premier match en senior, sous les ordres de coach Bachim, reste gravé dans sa mémoire comme l’un de ses meilleurs souvenirs.
Jules aura tout connu avec son club : les belles heures en Division d’Honneur (aujourd’hui Régionale 1 où le club évoluera pendant près de 20 ans), puis les descentes jusqu’en en Régionale 3.

Malgré une carrière marquée par une seule montée (de la R3 à la R2), cette ascension reste un moment fort pour lui.
Le défi du recrutement à Sarlat
Après la première descente, le club a dû faire face à un problème majeur : attirer des joueurs.
« Sarlat, c’est loin de tout. C’est dur de faire venir du monde jusqu’ici. Les jeunes partent souvent pour leurs études et préfèrent les grandes villes », explique Jules.
Pour compenser, le club et Camille Durand ont misé sur l’école de football, érigeant la formation locale en véritable pilier.
Des blessures à répétition, mais une passion intacte
Ces dernières années, Jules a enchaîné les galères physiques : deux ruptures des ligaments croisés en l’espace d’un an, et aujourd’hui encore, une fracture du tendon d’Achille le tient éloigné des terrains.

« Avec toutes ces blessures, à 30 ans, je me pose la question d’arrêter… Je suis plus proche de la fin que du début », confie-t-il avec un brin d’amertume.
Malgré tout, l’envie reste : « Finir sur une blessure me ferait mal. J’aimerais rejouer, donc rien n’est décidé. »
Une première expérience d’entraineur
Pendant sa convalescence, Jules n’est pas resté à l’écart du club. Il a pris le rôle d’assistant entraîneur de l’équipe B la saison dernière, puis, lorsque l’occasion s’est présentée, il a endossé le costume d’éducateur principal pendant six mois.
Et l’expérience a été fructueuse : le maintien assuré et une finale du challenge Série Pub 24 à la clé.

« Entraîner, c’est très différent du rôle de joueur. C’est beaucoup d’humain, de stratégie, de dialogue. »
Une aventure qui a donné des idées au Sarladais : « Passionné comme je suis, je me verrais bien continuer à entrainer, si une opportunité se présente. »

