Depuis 2016, la Périgourdine Marie Crespy fait de l’agility dog avec ses chiennes de race boder-collie. Un sport qu’elle a découvert et dans lequel elle s’est prise au jeu, au point de participer à des compétitions internationales.
« Je faisais de l’équitation plus jeune mais, quand je suis rentré dans la vie active, j’ai compris que ça coûtait cher. » En souriant, Marie Crespy explique en deux mots comment elle en est venue à la pratique de l’agility-dog. « Je voulais continuer à pratiquer un sport avec un animal, poursuit-elle. C’est comme ça que j’ai découvert cette discipline. »

Quelques mois plus tard, Jive, sa première chienne, de race boder-collie, débarquait chez elle. « On a tout fait, présente Marie : l’école du chiot, les cours avec un éducateur canin, puis, ensuite, les compétitions. »
Un long travail au quotidien
Et, mine de rien, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Pour rappel, lors d’un concours, le chien doit passer divers obstacles, le plus vite possible et, surtout, sans se mettre à la faute. « Dans l’idéal, il faut deux ou trois entraînements par semaine, explique la sportive. Plus les balades pour le cardio du chien… Et du maître. » Et, bien entendu que le chien aime ça. « C’est comme un cheval, sourit Marie. Certains sont froids et calmes pendant les entraînements. Et, lors des concours, ils veulent gagner. Pareil pour un chien. »
Elle en parle d’autant mieux qu’aujourd’hui, elle en a trois. Si Jive aime l’adrénaline des concours, Punch, la deuxième, est plus timide. Vista, la petite dernière, âgée d’un an, semble marcher sur les traces de Jive.

« C’est une remise en question permanente, détaille leur maîtresse. Ce qui a marché avec un chien ne marchera pas forcément avec l’autre. Il faut apprendre à jauger, à doser, regarder ce qui fonctionne ou non. » D’emblée, elle s’est prise au jeu des concours. « Dès le départ, mon but était de faire de la compétition », sourit-elle. Et cela a plutôt bien fonctionné puisqu’elle a déjà participé à des concours internationaux.
L’équipe de France, un objectif
« Mais je ne fais pas partie de l’équipe de France, nuance-t-elle. Mais cela reste un objectif. » Dans la façon de conduire ses chiens, il y a deux méthodes. Soit tout à la voix, soit en courant avec l’animal. Marie a choisi la deuxième option. « Je préféré garder le contact avec elles », explique-t-elle. Et, mine de rien, les trois animaux lui prennent du temps. « Certes, il y a les entraînements, pose-t-elle. Mais ça reste avant tout des chiens, ils ont besoin de sa balader, de renifler, de courir, de faire des trucs de chiens quoi. »
Un sport qu’elle a découvert et qu’elle apprécie. « Ce qui est génial c’est que c’est vraiment ouvert à tous, sourit-elle. Je connais quelqu’un de 74 ans qui pratique. Et il va plus vite que moi. Même chose pour les chiens, toutes les races peuvent en faire. » Un bel exemple d’inclusion.

