lundi, décembre 8, 2025

Bernard Bruneteau, six décennies au service du Bugue

Coprésident du club bleu et blanc, Bernard Bruneteau attaque sa soixantième année de présence au club. Joueur, puis dirigeant, il est le président emblématique du club périgourdin. 

« J’ai commencé en 1965, en juniors ». Bernard Brunteau, le coprésident du Rugby club buguois, a la mémoire des dates. A l’époque, à part le rugby, il n’y avait pas grand-chose pour occuper les gamins du coin, le week-end. « On jouait le dimanche matin et, souvent, il fallait allait jouer en réserve l’après-midi, se souvient-il. Ma mère me demandait si je déjeunais à la maison, je répondais que les dirigeants nous avaient invités, alors qu’on partait jouer à Nérac ou ailleurs. Heureusement qu’il ne ne nous est rien arrivé, sur le terrain ou sur la route. » Une autre époque, penseront les nostalgiques du rugby de papa. 

Des souvenirs plein la tête 

Pendant vingt ans, l’ancien garagiste a porté le maillot bleu et blanc, en tronche. Puis, logiquement, il est devenu dirigeant. « J’avais monté le garage et c’est vrai que le rugby m’a amené pas mal de clients, sourit-il. Alors, je trouvais normal de rendre à ce sport ce qu’il m’avait apporté. » Puis, de dirigeant, il est devenu président. « Je dirais que ça s’est fait comme ça, sourit-il. Lors d’une assemblée, quelques gars m’ont dit, « t’as qu’à y aller toi », j’ai accepté et voilà. » Depuis, il n’a pas quitté le navire, même par épisode de gros temps. Toujours au bureau, il a, parfois, laissé la place à d’autres. Aujourd’hui, il est redevenu coprésident avec Pierre Terrade, un autre enfant du club. Bonhomme, son éternel cigare à la bouche, Bernard a le sens de la formule. Et sa parole est écoutée, même à bientôt 76 ans, il force le respect. 

En soixante ans de club, il a tout connu. Les années creuses et les phases finales. Évidemment, le titre de champion de France de 2007 est gravé dans sa mémoire. « Quand on est champion, c’est à vie », assure-t-il. Surtout, que lorsqu’il était joueur, le Bugue ne vivait pas que de grandes années. « Je crois qu’en vingt ans, on a fait une finale du Périgord-Agenais, sourit-il. Gagnée, d’ailleurs. » Malgré toutes ces années, il garde la pêche. « On e découvre tous les jours, se marre le dirigeant. L’autre jour, à Négrepelisse, on a oublié les maillots. Le lundi, il a fallu que quelqu’un aille les chercher. En 60 ans, c’est la première fois que je vois ça. » Cela dit, il porte un regard lucide sur son club et son sport. « Cette année, on a ce qu’il faut pour se qualifier, estime-t-il. Ce serait bien, ça fait longtemps que ça ne nous est pas arrivé. » 

Quel avenir pour le rugby amateur? 

Quant à la suite, il la voit « sombre, pour le rugby amateur. La Fédé nous dit qu’il y a plus de licenciés, mais ils comptent les féminines. Ce qui est bien en soi, mais les petits clubs perdent des joueurs. Et, en Dordogne, on n’est pas au Pas Basque, où on trouve un joueur à tous les coins de rue. » Et, selon lui, les mentalités évoluent. « On ne peut plus rien dire au gamins, pense le président. Sinon, ils se braquent et on ne les voit plus. Je pense qu’à terme, il faudra envisager des fusions, mais pas de suite. » Quant à lui, il devrait poursuivre encore l’aventure quelque temps. « Jusqu’à ce que quelqu’un ait envie de prendre la place, sourit le dirigeant. Mais, là non plus, ça ne se bouscule pas trop. »

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