Après une première expérience d’entraîneur auprès du XV du Haut Périgord, Baptiste Réjou est de retour à Nontron, le club qui l’a révélé. L’ancien troisième ligne sera en charge de la préparation physique et de la touche.
Réjou à Nontron ou l’éternel retour. S’il est originaire d’Excideuil, Baptiste Réjou a fait le plus gros de sa carrière chez les Couteliers. C’est sur les rives du Bandiat que le troisième ligne a pu parfaire son apprentissage rugbystique. Parti à Trélissac, pendant un an en Fédérale 1, il est revenu au CSN avant de tenter l’aventure de l’USAN.
Une aventure écourtée puisqu’il n’aura joué en tout et pour tout qu’une mi-temps sur les rives de l’Isle. « Je n’ai pas choisi ma fin de carrière, avoue-t-il. Mais quand tu ne peux plus monter les escaliers pour faire la bise aux enfants, c’est compliqué. » Pendant un an, il a coupé avec le rugby.
Une fin de carrière subie
“Je n’allais même pas voir les matchs, avoue-t-il. Je n’étais pas en dépression, il ne faut pas exagérer, mais j’étais dégoûté. » Quand le XV du Haut Périgord l’a contacté, pour entraîner, il n’a pas hésité longtemps. « C’était ma première expérience, détaille Baptiste. Et je dois avouer que ça me plaît d’entraîner. Il faut tout le temps se gratter la tête pour corriger telle ou telle chose et c’est intéressant. »

Cela dit, en Régionale, il a aussi vu l’autre facette du métier. « Certains joueurs n’étaient pas suffisamment investis, regrette-t-il. J’ai été un peu déçu par leur manque d’implication. Pour eux, un entraînement par semaine, le vendredi, ça suffit largement. »
Alors, quand Jean-Paul Fontalirant, le président nontronais l’a contacté, pour renforcer l’encadrement du groupe senior, il a dit oui. « Je m’entends très bien avec lui, livre Baptiste. Et, en un an, il fait un super boulot au niveau de la restructuration du club. Et ce, à tous les niveaux.”
De quoi rivaliser en Fédérale 3
Promus en Fédérale 3 l’an prochain, les Couteliers ont, sur le papier, de quoi rivaliser. « Il y a une bonne équipe, estime l’ancien troisième ligne. Et, j’ai de la chance. A 36 ans, je me retrouve à entraîner une équipe à ce niveau, alors que certains attendent des années. » Au stade Henri-Laforest, il ne sera pas en terre inconnue. Il a joué avec Aurélien Cormenier et Sylvain Charbonnet, les deux entraîneurs en place. « On s’entend très bien, sourit Baptiste. Sylvain m’a entraîné aussi. Et je viens en renfort. »
Titulaire d’une licence STAPS, il sera en charge de la préparation physique des joueurs ainsi que de la touche. Voire, peut-être, des combinaisons au centre, avec chistera incorporée… « Puis on a des retours intéressants, estime Baptiste. Tallet à l’ouverture et Pampouille à la pile reviennent. Ils ont largement le niveau de la Fédérale 3. »
En plus, le groupe a rajeuni, ce qui fait qu’il n’entraînera que peu de joueurs avec qui il a évolué. « C’est toujours difficile de coacher des mecs avec qui on a joué, pose Baptiste. Surtout quand on a des choix à faire. Là, ça ne sera pas le cas. » En attendant de retrouver le niveau national, le CSN a une (belle) saison à terminer. Le plus tard possible, espère-t-on, en Périgord vert.

