Depuis l’an dernier, Jonathan Laporte, ancien numéro 8 passé par Ribérac ou encore Trélissac a enfilé la tunique d’entraîneur des avants de Sarlat. Un rôle qui lui convient et, pour lequel, il était plus ou moins destiné.
Une transition naturelle vers le banc
Ceux qui connaissent « John » Laporte ne sont surpris outre mesure de le voir prendre place sur le banc du CAS. Depuis longtemps, l’ancien troisième ligne centre a montré de l’appétence pour l’entraînement. Déjà, la saison dernière, encore joueur, il avait pris la responsabilité des « gros » de Sarlat.
« Mais, à ce niveau, c’est compliqué, reconnaît-il aujourd’hui, avec le recul. Suite à une lourde défaite à l’extérieur, en octobre, j’ai décidé de ne plus jouer. C’était mieux pour l’équipe. » Une décision brutale qu’il n’a pas eu trop de mal à digérer en passant de l’autre côté.
« C’est une petite mort, l’arrêt d’une carrière, reconnaît-il. Mais je remercie les dirigeants de Sarlat, François Bourgeois, mon co-entraîneur et les joueurs de m’avoir permis de faire ça ici. »
Un club et un titre marquant
Le CAS, un club qui lui a permis de toucher le Graal de tout rugbyman, à savoir le titre de champion de France, après deux échecs, l’un en Espoirs avec l’ASM, l’autre avec Trélissac, en Fédérale 1.
« Ce qui m’a toujours plu, ce sont les aventures humaines, sourit le coach. C’était le cas avec le SAT et ça a été le cas avec Sarlat. On n’était peut-être pas les meilleurs, mais il s’est vraiment passé quelque chose entre nous. »
Un expert de la touche
Devenu entraîneur, il peut transmettre son savoir et, surtout, sa science de la touche. Déjà, à Trélissac, il avait des responsabilités à ce niveau-là, confiées par le staff de l’époque.
« La touche, c’est mon dada, avoue-t-il. Depuis toujours. C’est une rampe de lancement idéale. »
Surtout avec la nouvelle règle, qui veut que la défense soit placée à dix mètres du lancer. Et, si le CAS lorgne la qualification en cette fin de saison, son rendement en touche n’y est pas étranger.
« On est une équipe qui aime mettre du rythme, appuie Laporte. Mais, pour ça, il faut avoir des ballons. En touche, on est à peu près à 98% de ballons obtenus sur nos lancers. En début de saison, c’était un peu moins, mais jamais en-dessous de 90%. »
Un début de saison difficile mais formateur
Un début de saison que le promu en Fédérale 1 a un peu subi.
« On a eu quelques défaites encourageantes, comme on dit, concède l’entraîneur. Mais le groupe est resté très soudé, et, entre nous, les coachs, on s’entend bien. La défaite à Tulle nous a remis dans l’axe. Peut-être que, si on avait gagné là-bas, on ne ferait pas cette fin de saison. Elle nous a permis de travailler sur les détails. »
Un test crucial à venir
Ce week-end, les Sarladais se rendent à Courbevoie, l’occasion de mettre leurs nouvelles ambitions à l’épreuve.

