lundi, décembre 8, 2025

Clémence Hivert : Après une carrière en élite, la maman de deux enfants est une cadre de l’équipe de Mussidan

Elle aurait pu faire carrière dans le football, elle a finalement trouvé sa voie dans le rugby. Aujourd’hui âgée de 33 ansClémence Hivert, originaire d’Alsace, passée par La Rochelle et le Stade Bordelais en élite. Maman de deux enfants, elle porte aujourd’hui fièrement les couleurs de Mussidan.

Un départ tardif, mais une ascension express

Rien ne la destinait au rugby. Au départ, Clémence et sa sœur jumelle Pauline brillaient plutôt sur les pelouses de football. Repérées très tôt, elles participent à des sélections un peu partout, même en Allemagne. « On avait la possibilité de rentrer en centre de formation, mais on a refusé. Trop jeunes, trop peur de quitter la maison. »

Un choix qu’elle ne regrette pas. Parce que sans ce tournant, elle n’aurait sans doute jamais croisé la route du rugby.

La découverte du rugby au CAP

Installée à Périgueux à 18 ans, elle se laisse convaincre par des amies d’essayer le rugby. Direction le CAP.

« On a joué et on a commencé à vraiment aimer ça. »

De 2010 à 2015, les jumelles progressent vite. Clémence est repérée par le Stade Rochelais, cinq ans seulement après ses débuts. « C’était dur de tout quitter. Mais c’était une trop belle opportunité. »

La parenthèse du haut niveau

Arrivée à La Rochelle, elle intègre le centre de formation. « Onze entraînements par semaine. C’était intensif ! » Pendant trois saisons, elle vit rugby matin, midi et soir.

Là-bas, elle croise le chemin d’Afa Amosa, joueur du Top 14 à l’époque et aujourd’hui capitaine du CAP. Il deviendra le papa de ses enfants.

En 2018, elle rejoint Afa à Bordeaux, le temps d’une saison en Elite 1 avec le Stade Bordelais. « Là, tu touches vraiment le très haut niveau.» Clémence se souvient notamment du match contre le stade Toulousain : « On a prit 60 points ce jour là, sourit elle. Mais j’ai joué contre les meilleurs ! » s’amuse-t-elle.

« J’ai même plaqué des filles de l’équipe de France ! »

Une pause, une maternité, un nouveau départ

Avec l’arrivée de son premier enfant, Clémence tourne une page. Le rugby de haut niveau s’arrête. Elle revient brièvement au CAP, avec sa sœur, avant que le Covid ne vienne tout suspendre.

« Il faut faire des choix. Ma famille, c’est mon championnat à moi. »

Ce n’est qu’en 2023, presque par hasard, qu’elle reprend vraiment : « J’avais les jambes qui me démangeaient… J’ai envoyé un message à une copine à Mussidan, et me voilà à jouer une finale de terroir pour mon premier match !»

Un passage du XV au X

Le rugby à X demande d’autres compétences : « C’est plus aéré, plus rapide. Il faut de la vitesse, du pied, de la réactivité. »

Et les Fées No Men ont la saison parfaite : déjà victorieuses en finale de terroir contre Bergerac, elles visent aussi la Coupe régionale (qu’elles ont remportée l’an dernier) et la Coupe de France.

Clémence confesse avoir eu quelques doutes : « J’appréhendais d’être avec des nenettes de 18 ans… Et en fait, elles sont géniales. Elles nous demandent des conseils, ça crée une vraie transmission. Elles ont besoin des petites vieilles de l’équipe ! » plaisante Clémence.

Une transition réussit puisqu’elle s’est vu décerné cette saison le trophée Etoile du rugby – joueuse régionale. « En plus c’est mon conjoint qui me la remis, c’est rigolo ».

Le rugby féminin en Dordogne : un avenir incertain

Aujourd’hui, il n’existe plus une seule équipe à XV féminine en Dordogne. « Ce n’est pas grave de revenir au jeu à 10, mais avec le potentiel qu’il y a ici, c’est dommage qu‘aucune équipe de XV ne tienne. »

En attendant, Clémence continue de transmettre, de jouer, de vibrer, et espère que son corps tiendra encore, pour une nouvelle saison.

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